
Livre de design atypique, Les Objets du Désir au Japon (en librairie le 17 novembre) exhume l’histoire secrète des objets japonais les plus fous et les plus inattendus :
Crème de beauté à la fiente de rossignol
Patte de chat vibrante pour “appeler” l’amour
Bonbon en forme de crotte de nez
Carte à ADN contenant un cheveu d’actrice porno
Fausses nouilles en silicone
Culotte magique pour soigner les MST
Couteau de suicide pour femme
Lubrifiant parfumé aux aisselles d’employée de bureau
Marmite anti-adultère
Machine à masturber…
Qu’il s’agisse de gadgets inutiles ou de sextoys ahurissants, d’articles ménagers ou d’instruments sacrés, ces objets sont liés à des légendes parfois très anciennes, profondément révélatrices de la culture japonaise.
Leurs formes renvoient à une autre vision du monde. En étudier le symbolisme, c’est entrer dans un univers où la réalité compte moins que la fantaisie. Où la beauté se mesure à son degré d’évanescence. Et l’amour au silence qui l’entoure.
Au Japon, par exemple, pour dire “adroit” on dit “bonne main”. “Maladroit” : “mauvaise main”. Un des sextoys les plus populaires depuis trois ans est le moulage en silicone de la main d’un acteur de films X – Kato Taka, surnommé “goldfinger” – célèbre pour avoir découvert les 8 zones érogènes qui se trouvent à l’intérieur du sexe de la femme. Beaucoup de Japonais se servent de cette fausse-main pour atteindre à l’excellence. Ils ne disent pas un mot. Ils veulent juste toucher du doigt les 8 “sanctuaires” cachés de l’amour.
Autre objet curieux : le daruma – une poupée ronde sans bras, ni jambes – représentant le fondateur du bouddhisme zen, Boddhidarma, devenue le symbole des érections perpétuelles. Cette poupée lestée en son fond se redresse sans jamais tomber. Il faut lui peindre une pupille pour qu’elle exauce vos voeux car la légende dit que Boddhidarma est resté 9 ans sans bouger devant un mur, jusqu’à ce que ses yeux y fassent… un trou. Tel un foetus qui met 9 mois avant de sortir.
13 novembre 2009
Article rédigé par Jerome
0