Dans les toilettes d’une boîte gay, une jeune femme tente de mettre fin à ses jours en se tailladant le poignet. Un homme la sauve et ils font une sorte de pacte. Elle sera prêt à le payer pour qu’il la regarde là où elle n’est pas regardable. Commence alors une étrange relation nocturne, dans une maison au bord de la mer.

Ca commence soft, façon Titanic
La réalisatrice Catherine Breillat ne comprend pas. Elle ne comprend pas pourquoi les hommes peuvent tant désirer les femmes alors que la sexualité de ces dernières présentent des éléments quelque peu dégoûtants. Par le biais d’un jeu de voyeurisme/exhibitionnisme, elle va montrer à quel point une vulve est peu esthétique et elle va se servir du cinéma pour aborder frontalement le côté gore des menstruations. Elle reprend son personnage féminin fétiche, une jeune femme belle à la peau blême et aux cheveux très noirs, que l’on retrouvait déjà dans Romance.

Ensuite ça chauffe avec le goufre qui pose problème

La vagin selon Breillat : un oisillon dans un nid qui dévore des asticots
Après son coup d’essai dans Romance justement, Rocco Siffredi est à nouveau de la partie. Normalement, il faudrait mettre ici une blague sur son membre mais exceptionnellement, je ne vais pas le faire. Breillat prend un malin plaisir à utiliser l’acteur porno en contre-emploi et à le castrer, en quelque sorte. Il n’a pas face à lui un trou béant qu’il doit ramoner coûte que coûte mais une vraie actrice et pas des moindres : Amira Casar. De plus, la turgescence naturelle de Rocco n’est plus vraiment un avantage puisqu’il doit “jouer à l’acteur”, ce que l’on imagine assez difficile pour lui. Au final, l’étalon italien possède une certaine présence et une sensibilité touchante, qui lui permettent de faire le poids face à sa compagne sculpturale qui elle, se livre corps et âme sans aucune gêne.
Comme l’évoque le titre, le film est une sorte de recueil scientifique. Si ce n’était Breillat et son côté auteurisant, on aurait crier au scandale. Car en effet, la réalisatrice multiplie les scènes “choc” et l’on se demande parfois quel est son véritable objectif, excepter choquer le quidam. Insertion d’objets étranges, infusion au tampax, expulsion d’objets étranges, gros plans gynécologiques, cette espèce de huis-clos est une compilation assez effrayante du sexe “sale”. Une nouvelle fois, l’oeuvre de Catherine Breillat laisse circonspect et l’on ne peut être qu’étonné que soit permis un tel déballage trasho-sexuel.

To be or not to be…
23 mai 2009
Article rédigé par Jerome
0