Incursion dans le porno japonais

27 octobre 2008
Article rédigé par Jerome

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Le Japon a pour particularité unique au monde, de proposer de la pornographie totalement décomplexée, déculpabilisée de tout carcan judéo-chrétien, de tout passé historique et culturel. Le sexe en France est souvent considéré comme sale, tabou, à cacher, en un mot : honteux. Les Japonais, eux, n’ont honte de rien et ils n’ont pas peur non plus d’expérimenter des comportements pour le moins déviants. Le sexe et la pornographie sont des terrains de jeux, de grandes foires érotiques où les moyens de parvenir à la jouissance ne sonM limités que par l’imagination.

Deuxième caractéristique propre aux Japonais : ils vouent un culte quasi-religieux aux nouvelles technologies et aux images. Demandons-nous un instant d’où viennent les derniers appareils photo et camescopes à la mode et au top de la technologie. Ils filment tout dans tous les sens, la miniaturisation apportant de l’eau aux moulins des voyeurs.

Ces deux éléments font de la pornographie japonaise un vivier inépuisable, indéfrichable et indéchiffrable pour certains. Car en effet, l’amateur de bizarreries saura y trouver son compte. Gros problème pour le petit cochon occidental : la censure. Depuis longtemps maintenant, de nombreuses vidéos pixellisent, c’est-à-dire placent une mosaïque sur les parties intimes. Certes, la mosaïque est plus ou moins grossière, laissant passer parfois une image somme toute assez parlante, notamment en gros plan. Mais le plus étrange, c’est que ce ne sont QUE les organes sexuels qui sont masqués. Si un anus passe dans le champ, il n’y a aucun souci ! A la base, ce sont les poils qui gênent et par conséquent, la toison pubienne. Pour contourner la censure, les auteurs de grivoiseries se sont tournés vers le manga ou l’animé. Pas besoin de dessiner les poils (ce serait fastidieux) et ce n’est pas vraiment de la pornographie puisque les sujets ne sont pas réels mais dessinés… La censure est changeante et s’est considérablement assouplie durant ses quinze dernières années. Il n’y a pas de règles clairement établies quant au masquage mais il faut prendre garde à ne pas choquer certaines personnes.

On ne dressera pas ici un inventaire exhaustif du porno nippon; la tâche savère godzillesque. Si les “films” suivent en général une mode occidentale très classique, on en trouve certains avec des spécialités tout à fait délirantes et propres à ce pays.

Expériences cliniques

Le bien connu 500, qui n’est pas la suite de 300, se propose de mettre 250 couples dans un gymnase sur un petit tapis en mousse et de les filmer en train de faire l’amour. Déshabillage, préliminaires, pénétrations, ce sont 250 hommes et femmes qui jouissent à l’unisson au même endroit, au même moment. Il fallait y penser. Et que dire de la logistique. Imaginez la tête de la femme de ménage…

Déguisements

Le phénomène du cosplay est très développé et cela consiste à se déguiser avec les costumes de héros de fiction. Par extension, on trouve une spécialité liée aux costumes et aux uniformes. Le plus célèbre est bien entendu celui de l’écolière japonaise, particulièrement prisé. Cela fait clairement référence à des goûts pédophiles mais la situation est un peu plus complexe que cela puisque la plupart du temps, ce n’est qu’une “image” d’écolière. Dans les programmes pour adultes, les femmes portant l’uniforme étant toutes majeures voire parfois trentenaires ! Moralement, il convient de se poser la question. En France et aux USA, la législation est claire : c’est interdit. Même si c’est virtuel ou si c’est de l’art. Au feu, Nabokov. On se référera justement au concept de “lolicon”. L’auteur de la page wikipedia dédié à ce sujet semble très bien renseigné.

Chez nous, c’est seulement l’infirmière qui a droit à ses films dédiés, et en cherchant bien, la nonne. Au Japon, il existe tout ce qu’il est possible d’imaginer : fermière, bonne, héroïne d’animé ou de mangas.

Le pouvoir de la femme

Pendant longtemps, la femme fut un peu le faire-valoir de l’homme et notamment au niveau professionnel. Ce n’est pas typique du Japon d’ailleurs, les femmes restant moins bien payées que les hommes en France. Dans le film que j’appellerai “Secrétaire Sushi”, la femme en prend justement pour son grade avec des humiliations qui rappellent un peu Salò et ses scènes de bouffe/orgie. Le contexte est donc le suivant : une secrétaire, jolie et docile, est aux petits soins avec son patron (elle lui pose ses lunettes délicatement sur son étui en velours).

Arrivent trois acolytes du boss, venus faire une réunion et parler graphiques et camemberts. Très vite, la situation dégénère et la secrétaire est invitée à se déshabiller sur la table de réunion. Le boss lui propose (enfin lui impose) l’introduction de divers godes vibrants à des fins de préliminaires. Les gros plans anatomiques abondent jusqu’à l’excès.

Arrive le plus bizarre. D’autres hommes en costard-cravatte se joignent à la fête. Il s’agit d’un dîner où la secrétaire fait office de table basse. On y a disposé les aliments sur son corps nu et c’est si joliment fait que l’on dirait une oeuvre d’art surréaliste. La nourriture semble être composée de viande crue et de poisson crus. Je vous laisse imaginer la sensation sur la peau.

Dans une parodie grotesque de l’empire des sens, les convives se servent, trempent leur morceau dans la vulve de la demoiselle puis ingèrent le tout. Les gros pervers prennent tout leur temps pour déguster leurs mets. Ils font de même avec la bière, qu’ils boivent à tour de rôle, en versant puis en léchant l’entrecuisse de la jeune femme. On passe ensuite à un film de cul normal, finalement plus rassurant ! Si la femme est consentante, qu’elle a sans doute été grassement payée, il n’empêche que ces comportements de dégradation volontaire sont dérangeants et l’on s’interroge sur la santé mentale des producteurs derrière ce… “film”. La jeune femme n’est clairement pas à l’aise.

Amis du CFNM, le Japon est un pays pour vous. Si la femme a été longtemps rabaissé, c’est peut-être le changement qui amène les hommes à fantasmer sur une femme qui prend les choses en main, si on peut dire, où les rôles seraient totalement inversés. Mais que dans un film, pas dans la réalité, hein !

Il existe des dizaines de vidéos où un homme, si possible chétif et timide, un peu moche, faiblement membré, se retrouve aux prise avec quatre, cinq ou une dizaine de femmes qui lui font subir tous les outrages. Les spécialités locales s’appellent tekoki (avec la main), ou tekoki fera (avec la main et la bouche). Le tekoki se combine très bien avec la blouse blanche, d’ailleurs.

J’ai bien entendu garder le meilleur pour la fin, une vidéo qui combine un peu tous les trucs bizarres et qui donne au final un film porno-sito-scato-sous-marin, rien que ça. Ca commence sur la plage où l’homme enfile à des jeunes femmes des bananes et des aubergines. Un modèle local de mini-aubergine, ne craignez rien. Les scènes de sexe sous l’eau, c’est assez joli. Mention spéciale à la production qui fournit des images claires et nettes. Pour des raisons évidentes de manque d’oxygène, il y est très difficile de pratiquer cunnilingus ou fellation. Il faut se dépêcher (n’est pas Jacques Mayol qui veut), ce qui donne lieu à des situations cocasses. Aucune contre-indication pour la sodomie par contre.

Et si l’on peut tout faire à quelques mètres de profondeur, pourquoi ne pas déféquer dans les abysses et faire chier les coraux ? La demoiselle se lâche en gros plan et libère ses étrons qui vont flotter au gré des courants. Le réalisateur croit bon d’illustrer ces magnifiques images par le beau danube bleu de Strauss, comme dans un 2001 odyssée de l’espace où l’on aurait remplacé le monolithe spatial par des crottes en apnée. C’est très distingué. L’homme finit par éjaculer dans l’eau également, donnant ainsi une idée de la vie sexuelle et muette des poissons.

Le Japon réserve encore bien d’autres aspects plus ou moins ragoûtants : le bukkake qui vise à couvrir une femme de litres de sperme, le fétichisme de la culotte blanche, le bondage qui semble plus lié à l’art érotique qu’à la pornographie. Mais ce sera pour une prochaine fois.

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