Innocents (the dreamers) de Bernardo Bertolucci

16 juillet 2008
Article rédigé par Jerome

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Mai 1968. Isabelle et son frère Théo sont restés seuls à Paris pendant les vacances de leurs parents. Ils invitent chez eux Matthew, un étudiant américain.

Le strip-tease qui fait tourner de l’oeil

Bertolucci signe là un film d’auteur ambitieux, qui tend à mêler plusieurs thèmes : les révoltes de Mai 68, la cinéphilie de l’époque (avec des extraits de films façon Dream On) et la passion de la découverte sexuelle des trois personnages. Mais à vouloir évoquer tout en même temps, on perd un peu le fil et l’on finit par se demander de quoi parle le film…

Pas grave pour l’amateur de cochonneries, car l’oeuvre contient de nombreuses scènes avec des gens à poil. Et quel casting ! Commençons par la sculpturale Eva Green (oui, celle de Kingdom of Heaven) qui offre son corps à la caméra sans aucune pudeur et dans les moindres détails. Parité oblige, Michael Pitt et Louis Garrel doivent faire de même. Pitt est l’acteur qui incarne le pseudo-Kurt Cobain dans Last Days de Gus Van Sant. Ils sont jeunes, ils sont beaux, bobo aussi; ils incarnent la candeur qui donne au film son titre.

L’américain apprend la french attitude

Les actes illustrés ici restent très gentillets dans l’ensemble mais le réalisateur nous titille quand même un peu avec une configuration un peu spéciale : un frère et une soeur très libertins qui “martyrisent” sexuellement un étudiant étranger. La situation incestueuse est cocasse et perverse; ce qui fait l’intérêt de ces scènes. Anecdotique mais à noter quand même, le plan où l’américain et la jeune fille s’embrassent, le visage barbouillé du sang résultant du dépucelage. C’est un peu crado, Bernardo.

Film disponible en dvd zone 2 chez Aventi.