Esparbec, le dernier des pornographes

7 juin 2008
Article rédigé par Jerome

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Erotomane de caractère, Esparbec est le pornographe le plus vendu en FRANCE.
Un pornographe ne peut-il échapper à l’enfer du second rayon ou à l’étal de la boucherie sous cellophane?
Pourquoi n’y aurait-il pas de bons pornos comme il y a de bons polars, de bons SF?
Jean-Jacques Pauvert, Wiaz, Wolinski, Delfeil de Ton, Virginie Despentes, François George, le Dr William Regelson et bien d’autres apprécient son style direct, cru, viscéral.
Loin des contorsions du pseudo-artistiques, du porno tout terrain ou du hard Harlequin, Esparbec signe une oeuvre singulière, subversive. Plus que du porno, ce maître du genre aime l’obscène car le sexe l’est souvent.
Subtilité de la mise en scène, description minutieuse, humour et provocation sont les atouts de cet écrivain, par ailleurs fin lettré et féru de philosophie.

La véritable subversion d’Esparbec n’est-elle pas d’ériger le texte porno en oeuvre littéraire?

Lisez donc ce diable d’homme qui sait ce que les femmes attendent des hommes (et vice-versa) et hennissez de plaisir avec son dernier livre La Jument.

“En fait, nous avons peur du cul. Certes, il s’étale sur les murs, on ne voit que lui ; mais il s’agit d’un cul édulcoré, naturalisé, dénaturé, d’un cul de remplacement, en latex. Le vrai cul, avec ses misères, ses terreurs, ses odeurs pas toujours alléchantes, ses rites grotesques, le cul tel qu’on le pratique dans la vie et non pas les guignolades des vidéocassettes ou des romans mode de jeunes femmes «délurées» ou de partouzeuses sur le retour qui se contentent d’excès verbeux,  voilà le Graal dont je suis en quête. “
Source : La Musardine