Les 4 amies, chez Tabou Editions

23 mai 2008
Article rédigé par rico

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Les 4 amiesNon, je ne suis pas venu vous conter les nouvelles aventures de Fabrice, Belle belle, Toucancan et Pousse moussu, mais vous conseiller une bande dessinée d’un argentin, Atilio GAMBEDOTTI. Apparemment voué à la description des mœurs dépravées d’une jeunesse dont il fait parti, né en 1973, l’auteur livre ici le premier tome d’une série en trois volumes. Il raconte et surtout décrit la quête tortueuse de quatre copines plus ou moins délurées, quête d’un épanouissement sexuel sans cesse réaménagé selon les circonstances (confessions auprès d’un prêtre, viol…).

Ce premier volume est découpé en 6 petites histoires, nous laissant découvrir la spécificité des protagonistes : Marité est une jeune croyante de 18 ans, candide à souhait, d’autant plus excitante que sa foi est mise à l’épreuve du gourdin veineux. Anna, 22 ans et mannequin, est de par sa nymphomanie agressive, en symétrie de Marité qu’elle utilise volontiers comme aphrodisiaque en l’entraînant dans des plans cul. La belle Sybille est sûrement la plus romantique même si ce romantisme est noyé sous l’apparent dédain qu’elle voue au sexe fort. Elle assure par ailleurs la capitainerie d’une équipe de Hockey, discipline au combien connue pour ses virils sportifs, ce qui vous donne un aperçu des ébats. Hélène, enfin, a 19 ans et ne manque pas d’expérience en terme de vénalité mais ses prises de risque l’amènent à payer cher, en monnaie charnelle, sa sécurité. Toutes sont donc impliquées dans des plans plus ou moins glauques et se soutiennent dans les bons et mauvais moments.

Le graphisme est suffisamment réaliste pour compenser la simplicité d’un scénario qui ne s’embarrasse pas d’intrigues superflues susceptibles d’ennuyer le lecteur. Celui-ci aura largement matière à se rincer l’œil, dans des plans violemment hard, dignes des hentai les plus chauds, sans éléments fantastiques ou gores bien sur. Pénétrations hard-cores, utilisations d’objets divers et « douches » conclusives, rares sont les orifices au repos. Cela n’exclut pas quelques sursauts romanesques, mais sans excès exotique, le décor se limitant en une city new-age dans un futur proche. La sexualité des quatre jeunes femmes pouvant facilement s’accompagner d’une prise préalable de pilules extasiantes, c’est l’éclate totale et vous l’aurez compris, une bande dessinée dont la morale et les belles images s’adressent directement aux enfants de plus de 18 ans. Si un Sex in the city version gonzo vous intéressait, laissez-vous tenter. Moi, je convoite les volumes suivants.

Scénario et dessin de Atilio GAMBEDOTTI (auteurs de planches pour le magazine Kiss comix et La poudre aux Rêves, selon l’éditeur).

Editeur : Tabou