L’érotisme dans le cinéma indien

4 novembre 2007
Article rédigé par Jerome

0


Divertissement familial avant tout, le cinéma de Bollywood ne peut se permettre d’évoquer ouvertement tout acte sexuel. Même dans les romances les plus passionnées, il est interdit de s’embrasser sur la bouche, le plan ne faisant que le suggérer fortement. Ne parlons donc pas du coït. Il s’agit certainement d’une question de culture, de traditions et sans doute de censure.

Car les réalisateurs ont trouvé mille et un moyens de faire de l’érotisme sans rien montrer, la définition même du concept. En exemple, nous prendrons le film Dhoom, la version hindi de Fast and Furious avec corps huilés et motos chromées. Nous verrons que s’il n’y a aucune image explicite, le choix du cadrage, la mise en valeur du moindre bout de chair et les poses suggestives suffisent à rendre une scène torride. Dans celle qui suit, la demoiselle est en train de peindre et de ranger. Elle n’a pas envie que son partenaire vienne l’embêter alors elle résiste, mais pas pour longtemps; car l’autre a le regard rempli de désir :

Nous commençons par le point de vue du personnage masculin :

Il n’y a pas vraiment d’ambiguïté ici. Seins et fesses sont filmés en gros plan. On passe ensuite à la séduction. L’homme va tout faire pour câliner sa partenaire et ça commence avec un peu de fétichisme centré sur des pieds délicats et ornés :

Après une sorte de flirt, on passe aux préliminaires. Sous un drap, l’homme descend le long du corps de sa compagne et s’arrête au niveau du nombril. Cut et on passe au visage de la fille visiblement transcendée. Il s’agit bien d’une caricature de cunnilingus :

On se déplace dans le jardin où l’homme envoie sur la jeune femme des jets d’eau avec son tuyau d’arrosage. Je ne vous fais pas l’affront de traduire cette image universelle :

Furtivement, le réalisateur insère quelques plans sur les seins et le pubis, délicatement moulés par l’humidité. Toute humide, l’héroïne va se réfugier sous une serviette. Et là arrive le plan le plus osé mais aussi le plus subliminal. Envie subite d’exhibition, elle ouvre sa serviette pour que son compagnon puisse mater. C’est le climax de la scène :

Mais la tigresse n’en a pas fini. Elle a revêtu une pièce de lingerie rose et affriolante :

En fait, c’est un retournement de situation. Elle prend le dessus, les choses en main, puisque la voilà qui chevauche son petit ami :

La scène musicale se termine sur les draps noirs cachant les deux amants. La morale est sauve.

Dvd zone 2 édité par Bodega Films.