Vintage Erotica anno 1950

22 octobre 2007
Article rédigé par Jerome

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Qu’est-ce qui faisait bander nos aïeux dans les années 50 ? Je vous l’accorde, c’est une question que l’on se pose assez rarement. De nos jours, la vidéo et le dvd de cul est devenue une industrie et que ce soit par correspondance ou dans n’importe quelle borne de vidéo club, les produits semblent sortir d’une corne d’abondance. Mais qu’en était-il il y a cinquante ans quand ni cassette vidéo ni dvd existaient ? Le seul support disponible était alors le film, la vraie pellicule, celle du cinématographe. On connaît bien le porno des années 70, particulièrement virulent en France et exclusivement visible dans les cinémas à l’époque. Eh bien dans les années 50 il n’y avait pas grand-chose, mais quelque cochons ont quand même tourné des films très explicites et c’est ce que nous fait découvrir l’éditeur américain Cult Epics avec ce dvd.

La première chose que l’on se dit avant de voir ces courts-métrages, c’est que la morale était forte à cette époque et que nous allons assister à quelque chose de prude et de « soft ». Eh bien c’est juste le contraire.
La deuxième chose qui surprend, c’est que ces films sont d’origine française ! Ah les petits porcs de frenchies. Dorcel et B. Root avaient donc bien des grands-pères !

L’image est en noir et blanc bien sûr. La pellicule est sale, tâchée et rayée. Pour sûr, ces films d’époque ont été exhumés d’une cave d’antiquaire ou d’un grenier oublié par un p’tit vieux. Il n’y a pas de son, l’éditeur a donc rajouté un bruit de vieux projecteur pour s’y croire vraiment…
Le dvd propose donc une compilation de différents petits films ayant chacun sa « spécialité ». On commence par des femmes seules qui s’amusent avec des gadgets dans un premier temps puis s’adonnent aux plaisirs saphiques.
Alors bien sûr, les giga permanentes et les sous-vêtements d’époque ont tendance à faire descendre le mercure. Mais qu’importe car les nombreuses demoiselles perdent assez rapidement leurs vêtements.

La suite du film est surprenante car on connaissait déjà à l’époque le « hard crade » qui consiste à montrer les actes et les sexes avec des gros plans extrêmes. Sans aucun tabou, le réalisateur nous expose les anatomies dans les moindres détails. Ceci nous permet de constater que les foufounes ont généralement une fourrure garantie 100% naturel.
Mais ce n’est pas une généralité car le deuxième film nous propose un « rasage en douceur » où une jeune femme se fait épiler avec le bon vieux rasoir à une lame et le blaireau pour appliquer la mousse.
On continue avec des pratiques moins courantes et plus scabreuses. Une femme à la silhouette svelte s’amuse avec une autre dame, bien plus en chair. On peut voir que les canons de beauté ont quelque peu changé et qu’un ventre gras ou des cuisses bien épaisses pouvaient paraître érotiques à l’époque. Mais ce n’est pas non plus l’apologie de l’obésité, loin de là.
Le reste des films offre de nombreuses pratiques en tous genres : soixante-neuf entre femmes ou entre un homme et une femme.
Un des films qui s’appelle sobrement « attachement » pose les bases du bondage et du SM. Une femme drogue un homme, l’attache à une chaise et le force à exécuter ou à subir toutes sortes de gâteries. Elle le fouette ensuite violemment avec une ceinture. Ca rigole pas !

 

La plupart des films ne s’embarrassent pas de scénario. « La femme au portrait » débute par une ébauche d’histoire. Un couple achète un tableau sur lequel est peinte une femme. Une fois chez eux, la femme du portrait prend vie et forme avec le couple un ménage à trois aux nombreuses possibilités. Le générique est hilarant. Le nom des acteurs : Clio Clitoris, Olette Chofra et Queue de béton. Tout un programme.
Toutes les figures du porno sont présentes dans les différents courts-métrages. Un absent toutefois : la sodomie, vraisemblablement pas encore à la mode dans les années 50.

On constate que Dorcel et consorts n’ont rien inventé. Tout a déjà été fait auparavant. Erotic Vintage doit être vu au moins une fois pour pouvoir compléter sa cul-ture.

Import USA. Editeur : Cult Epics.