L’âge d’or du X, Brigitte et moi
Publié le 3 août 2008 par rico
Ce coffret est déjà disponible chez Studio Canal. Il contient deux films de Nicolas Castro : Brigitte et moi, et L’âge d’or du X. Ce dernier retrace l’épopée du cinéma adulte en France dans les années 70.

Brigitte et moi
Do(cul)-fiction rétroactif génialissime, Brigitte et moi propose un montage d’une trentaine de films X des années 70 sur une voix off, celle de Richard, décrivant ses aventures sentimentales jusqu’à sa rencontre avec Brigitte, emblème de toutes ses espérances et point d’orgue à sa quête effrénée du plaisir. Son récit parcourt avec nostalgie mais justesse les événements de l’époque, parenthèse dite enchantée des seventies. On y retrouve quelques stockshots journalistiques s’intercalant avec les extraits de films X, où le noir et blanc immortalisait la libération de la femme, certains courants politico-libertaires (ne pas rater le groupuscule des gouines rouges…), le recours assumé à la pilule, mais aussi l’antipsychiatrie. En fin connaisseur, l’auteur du moyen métrage affuble les acteurs de leur prénom de ville pour alimenter son histoire : Armand, Alban (Ceray), Brigitte (Lahaie), Richard, Robert servent donc à retracer involontairement ce manifeste pour l’incandescence des 70s. En sus de retrouver à travers le montage toutes ces trognes de l’époque dans des scènes floutant les intimités trop près cadrées, mais n’enlevant rien au côté émoustillant, le contexte historique est malicieusement retracé. Ce qui fait le charme assez unique du film. Mais il en a d’autres. L’auteur s’amuse des procédés humoristiques, tels ce passage en accéléré à la Benny Hill, des doublages hilarants, ailleurs des propos complètement décalés du narrateur.
Inutile de rappeler que Brigitte a une poitrine inégalée, une moue invitant aux pires outrages et un jeu des plus approximatifs aggravant l’excitation, ce serait vous faire affront. On la voit très jeune et moins jeune, toujours aussi belle malgré un passage à la coupe claudette. Le décor est à l’avenant : moquette de 3 cm d’épaisseur, au sol et dans l’entrejambe, fourrure polonaise en plein été…Une désuétude touchante.
Côté technique, la remasterisation des bandes est hallucinante, tant la précision du piqué parait actuelle, loin du granulé de nos vieilles VHS René Chateau. La musique, tour à tour funky ou langoureuse, nappe des partouzes bourgeoises d’un autre âge.
Brigitte meurt comme une allégorie au déclin inévitable du X en salle, un porno qui se voulait léger ou tout au moins divertissant, loin de ses descendants dégénérés en gonzovideo ou en spécialités glauquissimes.
Narration : Michel Vuillermoz
L’âge d’or du X
Documentaire retraçant avec humour les débuts du porno « officiel » en France, écartelé entre courant libertaire et censure, l’age d’or du X rappelle quelques moments savoureux d’une époque explosive. Utilisant un faux Jean-claude Bourret en rapporteur outré des mauvaises mœurs montantes (Bonsoir. La France a … poil), le film déroule une chronologie agréable à suivre pour peu que le sujet vous motive.
Les débuts, correspondant à l’aube des seventies, pouvaient passer par le dessin animé, avec quelques extraits bien sentis de Fritz the cat, ou les Mondo movies provenant des pays scandinaves ou d’Italie. En face, quelques têtes raides politiques justifient maladroitement leurs visions restrictives et puritaines du cinéma. La bonzesse de Françis Jouffa est l’un des premiers à essuyer les tirs nourris, mais plus encore les films subversifs jouant d’une forme d’obscénité : la grande bouffe, les valseuses, la maman et la Putain, le dernier tango à Paris…Le Général de Gaulle et surtout sa femme, étant les premiers à s’imposer le devoir de resserrer les boulons. C’est une époque également difficile pour certains auteurs en perte de repères esthétiques. Piquant, Jean Rollin décrit les soubresauts de sa riche carrière à l’arrivée du X par le truchement de films allemands et espagnols. Il donne l’exemple, un peu amer, de son alter ego maudit, Jess Franco, responsable d’une fille aux hanches étroites, dont l’héroïne voluptueuse, énorme, sape symboliquement son travail de poète érotique. Jusque là, Rollin s’escrimait à filmer les actrices dans des angles improbables et brutalement, tout ce qu’on ne voulait pas montrer est montré.
Puis de l’autre côté de l’atlantique, Gorge Profonde pulvérise tous les tabous suite à la rencontre miraculeuse de Damiano et de Linda L., maté par l’ensemble de l’intelligentsia américaine de l’époque. Quelques extraits rappellent l’aspect culte du métrage aux 600 millions de dollars de recette. Mais le soft explose aussi avec Emmanuelle, les films de Jean-François Davy… Certaines provinces sont envahies, notamment à la frontière espagnole, pour assister aux séances interdites dans d’autres pays..
Alors que politiquement, Giscard, aux antipodes de sa présentation guindée, promet la suppression de la censure devant l’évolution des mœurs, l’année 1975 se profile comme une grande année, mais une année fatale selon le producteur Francis Mischkind (les bijoux de famille) dont les commentaires éclairés parcourt le documentaire. 1975, c’est l’arrivée d’Anthologie du plaisir comprenant l’apparition du concept hardcore, exposant des scènes en gros plan. C’est aussi la présentation d’Exhibition à Cannes, tollé-succès que Jean François Davy reprend plaisir à nous dévoiler l’historique improbable. Le déclin, c’est l’apparition d’un carcan qui finira par étouffer le X au cinéma : désormais les films classés X sont interdits au moins de 18 ans, souffrent d’une TVA majorée de 33 %, d’un prélèvement supplémentaire de 20 % sur les bénéfices, et d’une taxe de 300 000 F sur chaque film importé de l’étranger. Enfin, les salles projetant du X n’auront plus de subvention. Les grands réseaux comme UGC, Pathé et Gaumont, laissent tomber ; seule Parafrance poursuivra l’activité. Alors que L’empire des sens et l’essayeuse en 1976 relancent le débat de la censure, la ghettoïsation du X en salle est en marche. Brigitte Lahaie arrive justement en 1976, par les plaisirs fous, son premier film. Elle tourne entre 76 et 80, chaque film étant tourné en 35 mm. Ces quatre années voient la mutation s’accélérer en terme de durée de tournage, s’amenuisant, et de recours à la vidéo.
La fin du DVD propose un « que sont-ils devenus » bien sympathique et achève de confirmer l’insouciance de ces années où même si tout n’était pas rose, l’ambiance était plus au naturel qu’au business effréné.
Ecrit et réalisé par Nicolas Castro et Laurent Preyale.
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Inclure de la pornographie dans un film “mainstream” ou un film d’auteur reste un fait assez rare. Pourtant ces dernières années, plusieurs réalisateurs s’y sont essayés. Une première solution consiste à prendre des acteurs oeuvrant dans le porno (comme dans Baise-moi de Virginie Despentes) et l’on a alors quelques problèmes avec l’épaisseur ou le type de personnages pouvant être interprétés. Si je ne nie pas que des acteurs porno sont capables de jouer la comédie (Rocco s’en sort plutôt bien chez Breillat), la plupart n’y arriveront pas.










Erotomane de caractère, Esparbec est le pornographe le plus vendu en FRANCE.
Une jeune femme prend son pied et le donne aux autres.
Non, je ne suis pas venu vous conter les nouvelles aventures de Fabrice, Belle belle, Toucancan et Pousse moussu, mais vous conseiller une bande dessinée d’un argentin, Atilio GAMBEDOTTI. Apparemment voué à la description des mœurs dépravées d’une jeunesse dont il fait parti, né en 1973, l’auteur livre ici le premier tome d’une série en trois volumes. Il raconte et surtout décrit la quête tortueuse de quatre copines plus ou moins délurées, quête d’un épanouissement sexuel sans cesse réaménagé selon les circonstances (confessions auprès d’un prêtre, viol…).
Jeune éditeur indépendant situé au Québec, Cinéma Abattoir propose un dvd fort original sous forme de compilation de courts-métrages.
. Cela donne un bien joli kaléïdoscope d’images dédiées à la nécrozoophilie !

















La revanche du clitoris, de Maïa Mazaurette et Damien Mascret


L’Homosexualité au cinéma 
L’exemple de hentaï le plus symptomatique incluant de la pornographie tentaculaire est le fameux Urotsukidoji. Nous sommes ici bien loin de toute rêverie érotique féminine puisque l’animé fait la part belle aux scènes hardcores avec violence extrême, monstres dégénérés et bizarroïdes, et comportements sexuels déviants. L’utilisation du tentacule permet ici surtout de contourner la censure japonaise, alors très stricte à l’égard des organes sexuels et des toisons pubiennes. Rappelons que l’animé date de 1987 (déjà!) et que même aujourd’hui, il n’a rien perdu de sa violence graphique. Il existe deux versions du film, une clean et une non censurée. Cette dernière contient quelques gros plans furtifs lorsque ça chauffe. Cela reste stylisé et un peu flou. Pas absolument indispensables, ils renforcent néanmoins l’ambiance malsaine qui règne tout au long du film.


Le reste de l’oeuvre suit toujours le même schéma tout en innovant à chaque fois et en repoussant un peu plus les limites du montrable. Un peu de romance entre Akemi et Nagumo, Ozaki devient un monstre géant incontrôlable, Akemi sert de jouet sexuel pour à peu près tout le monde et le couple de mutants Megumi/Amano se démènent pour éviter que les monstres sèment trop la panique.