L’âge d’or du X, Brigitte et moi

Publié le 3 août 2008 par rico 

Ce coffret est déjà disponible chez Studio Canal. Il contient deux films de Nicolas Castro : Brigitte et moi, et L’âge d’or du X. Ce dernier retrace l’épopée du cinéma adulte en France dans les années 70.

Brigitte et moi

Do(cul)-fiction rétroactif génialissime, Brigitte et moi propose un montage d’une trentaine de films X des années 70 sur une voix off, celle de Richard, décrivant ses aventures sentimentales jusqu’à sa rencontre avec Brigitte, emblème de toutes ses espérances et point d’orgue à sa quête effrénée du plaisir. Son récit parcourt avec nostalgie mais justesse les événements de l’époque, parenthèse dite enchantée des seventies. On y retrouve quelques stockshots journalistiques s’intercalant avec les extraits de films X, où le noir et blanc immortalisait la libération de la femme, certains courants politico-libertaires (ne pas rater le groupuscule des gouines rouges…), le recours assumé à la pilule, mais aussi l’antipsychiatrie. En fin connaisseur, l’auteur du moyen métrage affuble les acteurs de leur prénom de ville pour alimenter son histoire : Armand, Alban (Ceray), Brigitte (Lahaie), Richard, Robert servent donc à retracer involontairement ce manifeste pour l’incandescence des 70s. En sus de retrouver à travers le montage toutes ces trognes de l’époque dans des scènes floutant les intimités trop près cadrées, mais n’enlevant rien au côté émoustillant, le contexte historique est malicieusement retracé. Ce qui fait le charme assez unique du film. Mais il en a d’autres. L’auteur s’amuse des procédés humoristiques, tels ce passage en accéléré à la Benny Hill, des doublages hilarants, ailleurs des propos complètement décalés du narrateur.
Inutile de rappeler que Brigitte a une poitrine inégalée, une moue invitant aux pires outrages et un jeu des plus approximatifs aggravant l’excitation, ce serait vous faire affront. On la voit très jeune et moins jeune, toujours aussi belle malgré un passage à la coupe claudette. Le décor est à l’avenant : moquette de 3 cm d’épaisseur, au sol et dans l’entrejambe, fourrure polonaise en plein été…Une désuétude touchante.
Côté technique, la remasterisation des bandes est hallucinante, tant la précision du piqué parait actuelle, loin du granulé de nos vieilles VHS René Chateau. La musique, tour à tour funky ou langoureuse, nappe des partouzes bourgeoises d’un autre âge.
Brigitte meurt comme une allégorie au déclin inévitable du X en salle, un porno qui se voulait léger ou tout au moins divertissant, loin de ses descendants dégénérés en gonzovideo ou en spécialités glauquissimes.

Narration : Michel Vuillermoz

L’âge d’or du X

Documentaire retraçant avec humour les débuts du porno « officiel » en France, écartelé entre courant libertaire et censure, l’age d’or du X rappelle quelques moments savoureux d’une époque explosive. Utilisant un faux Jean-claude Bourret en rapporteur outré des mauvaises mœurs montantes (Bonsoir. La France a … poil), le film déroule une chronologie agréable à suivre pour peu que le sujet vous motive.

Les débuts, correspondant à l’aube des seventies, pouvaient passer par le dessin animé, avec quelques extraits bien sentis de Fritz the cat, ou les Mondo movies provenant des pays scandinaves ou d’Italie. En face, quelques têtes raides politiques justifient maladroitement leurs visions restrictives et puritaines du cinéma. La bonzesse de Françis Jouffa est l’un des premiers à essuyer les tirs nourris, mais plus encore les films subversifs jouant d’une forme d’obscénité : la grande bouffe, les valseuses, la maman et la Putain, le dernier tango à Paris…Le Général de Gaulle et surtout sa femme, étant les premiers à s’imposer le devoir de resserrer les boulons. C’est une époque également difficile pour certains auteurs en perte de repères esthétiques. Piquant, Jean Rollin décrit les soubresauts de sa riche carrière à l’arrivée du X par le truchement de films allemands et espagnols. Il donne l’exemple, un peu amer, de son alter ego maudit, Jess Franco, responsable d’une fille aux hanches étroites, dont l’héroïne voluptueuse, énorme, sape symboliquement son travail de poète érotique. Jusque là, Rollin s’escrimait à filmer les actrices dans des angles improbables et brutalement, tout ce qu’on ne voulait pas montrer est montré.

Puis de l’autre côté de l’atlantique, Gorge Profonde pulvérise tous les tabous suite à la rencontre miraculeuse de Damiano et de Linda L., maté par l’ensemble de l’intelligentsia américaine de l’époque. Quelques extraits rappellent l’aspect culte du métrage aux 600 millions de dollars de recette. Mais le soft explose aussi avec Emmanuelle, les films de Jean-François Davy… Certaines provinces sont envahies, notamment à la frontière espagnole, pour assister aux séances interdites dans d’autres pays..

Alors que politiquement, Giscard, aux antipodes de sa présentation guindée, promet la suppression de la censure devant l’évolution des mœurs, l’année 1975 se profile comme une grande année, mais une année fatale selon le producteur Francis Mischkind (les bijoux de famille) dont les commentaires éclairés parcourt le documentaire. 1975, c’est l’arrivée d’Anthologie du plaisir comprenant l’apparition du concept hardcore, exposant des scènes en gros plan. C’est aussi la présentation d’Exhibition à Cannes, tollé-succès que Jean François Davy reprend plaisir à nous dévoiler l’historique improbable. Le déclin, c’est l’apparition d’un carcan qui finira par étouffer le X au cinéma : désormais les films classés X sont interdits au moins de 18 ans, souffrent d’une TVA majorée de 33 %, d’un prélèvement supplémentaire de 20 % sur les bénéfices, et d’une taxe de 300 000 F sur chaque film importé de l’étranger. Enfin, les salles projetant du X n’auront plus de subvention. Les grands réseaux comme UGC, Pathé et Gaumont, laissent tomber ; seule Parafrance poursuivra l’activité. Alors que L’empire des sens et l’essayeuse en 1976 relancent le débat de la censure, la ghettoïsation du X en salle est en marche. Brigitte Lahaie arrive justement en 1976, par les plaisirs fous, son premier film. Elle tourne entre 76 et 80, chaque film étant tourné en 35 mm. Ces quatre années voient la mutation s’accélérer en terme de durée de tournage, s’amenuisant, et de recours à la vidéo.
La fin du DVD propose un « que sont-ils devenus » bien sympathique et achève de confirmer l’insouciance de ces années où même si tout n’était pas rose, l’ambiance était plus au naturel qu’au business effréné.

Ecrit et réalisé par Nicolas Castro et Laurent Preyale.

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9 songs ou la pornographie dans le cinéma moderne

Publié le 29 juillet 2008 par jerome 

Inclure de la pornographie dans un film “mainstream” ou un film d’auteur reste un fait assez rare. Pourtant ces dernières années, plusieurs réalisateurs s’y sont essayés. Une première solution consiste à prendre des acteurs oeuvrant dans le porno (comme dans Baise-moi de Virginie Despentes) et l’on a alors quelques problèmes avec l’épaisseur ou le type de personnages pouvant être interprétés. Si je ne nie pas que des acteurs porno sont capables de jouer la comédie (Rocco s’en sort plutôt bien chez Breillat), la plupart n’y arriveront pas.

On peut procéder avec des “body double”, c’est-à-dire des doublures qui remplacent les vrais acteurs au moment où ça devient trop chaud. Ce fut le cas dans Pola X de Léos Carax et dans La vie de Jésus de Brunot Dumont. Mais on constate assez rapidement l’artifice.

L’autre solution est bien entendu de convaincre de vrais acteurs de livrer leur corps et leur intimité pour le film. Tâche difficile mais déjà accompli subrepticement par Patrice Chéreau dans son film Intimité. Et c’est bien cela le concept de 9 songs. Il n’y a pas d’histoire à proprement parlé. On enchaîne les scènes de concert avec des scènes de sexe.

Là où le réalisateur Michael Winterbottom réussit son pari, c’est qu’il ne fait pas dans le spectaculaire et surtout pas dans le porno. Il ne filme pas tout en vidéo dégueulasse avec un gros plan fixe éclairé grâce un halogène de 1000 watts braqué sur les parties intimes. Au contraire, son cadrage place le spectateur quasiment “entre” les deux protagonistes et les différents éclairages mettent en valeur la nudité des corps de bien belle façon. Car il filme avant tout la passion dévorante d’un jeune couple un peu fou qui se découvre, et dont la relation va s’arrêter aussi brutalement qu’elle a commencé. Ce qui choque dans le film, ce n’est pas l’exhibition de zigounette, de foufoune ou même de pénétration, c’est l’intimité propre au couple. Comme la fiction se mêle à la réalité, on sent du coup très voyeur.

Car les actes sexuels qui sont montrés restent finalement assez soft. Fellation, cunnilingus, rapports vaginaux, et un brin de SM lors de la scène où la fille a les yeux bandés et se retrouve attachée au lit. Mais rien que des choses très habituelles !

Les scènes de concert m’ont par contre laissé totalement froid. Je ne suis pas fan des groupes qui figurent dans le film : Black rebel, motorcycle club, primal scream, franz ferdinand, etc. De plus, tout ou presque est filmé depuis les spectateurs, ce qui ne présent pas vraiment d’intérêt.

Michael Winterbottom est un réalisateur que j’aime beaucoup. Son cinéma est intense, souvent charnel. On reconnait son style à la fois brut et élégant, intelligent et provocateur, quel que soit le sujet qu’il touche. Il a déjà déshabillé des actrices aujourd’hui bien installées dans le showbiz. Kate Winslet s’offrait totalement dans Jude. Rachel Weisz y montrait aussi un bout de minou dans I want you, film brutal sur le désir et la frustration. Pour finir, saluons le duo d’acteurs de 9 songs, Margo Stilley et Kieran O’Brien pour leur performance et leur interprétation qui a dû demander beaucoup d’efforts et d’implication !

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Peter Sotos

Publié le 21 juillet 2008 par jerome 

Avant d’aborder un livre de Peter Sotos, mieux vaut y être préparé : l’auteur n’épargne rien à ses lecteurs. A travers un malstrom de mots durs et crus, l’écrivain américain analyse rien de moins que la sexualité humaine. A un bémol près : il le fait avec un style unique qui en rebutera plus d’un.

Fasciné par les sévices sexuels sur les enfants, l’auteur nous «offre » une compilation de tous les faits divers sur le sujet. Il met parfois en scène les tortionnaires, endosse leur personnalité et nous livre des logorrhées mentales horriblement insupportables. Avec force détails et descriptions anatomiques, le fiel sort spontanément de la plume de l’écrivain.

Seul un recul solide permettra aux plus courageux d’arriver au bout de cette œuvre subversive aux multiples personnalités. Tour à tour analyste, justicier, violeur, racoleur ou philosophe, Sotos, tel une spirale infernale, emporte tout sur son passage. Dans cet amas indigeste, on pourra retenir quelques intéressants parallèles entre les pulsions pédophiles et celles de la pornographie « banale ». Il décrypte aussi le phénomène « lolita », un fantasme collectif aux consonances pédophiles et qui pourtant, semble accepté par notre société et parfois même médiatisé (voir notre Alizée nationale).

L’auteur aborde donc de nombreux sujets d’actualité, qui tournent principalement autour de la sexualité. Car au final, c’est bien la périphérie des comportements sexuels d’aujourd’hui qui l’intéresse. L’exploitation du sexe par l’image, les liens entre le sexe et la violence, l’homosexualité, les perversions et les maladies sont comme les ingrédients d’une terrible recette, jetés dans un mixeur fou.

Le style de l’auteur est particulier. Il alterne ce qui semble être de l’écriture spontanée, un gigantesque flot de descriptions horribles. D’autres passages sont plus calmes et prennent un peu de recul mais cela ne dure jamais très longtemps.

On change de personne à tout bout de champ. C’est une voix off, ensuite un commentateur, puis un interrogatoire ou une description de vidéo porno. Même si on ne sait pas très bien de quoi il s’agit, même si rien n’est dit clairement, on devine tout ce qui se passe et quel est finalement le message de l’auteur. L’expliquer en quelques mots n’est pas simple. Sotos décrit une ambiance, brosse le portrait d’une société à travers ses spécimens les plus effrayants et ceux que l’on comprend le moins bien.

Le plus troublant arrive lorsque l’auteur se met dans la peau d’un tortionnaire ou d’un père qui met sa fille sur le trottoir. Sotos devient littéralement le personnage, la violence gicle hors du livre, nous atteint de plein fouet et nous contamine. Ce processus est réellement effrayant car l’on vient à s’en interroger sur l’aspect imaginaire des pensées jetées sur le papier. Car Sotos mêle la fiction à des faits réels. Ainsi, la frontière entre l’auteur et le personnage se trouble. Pire, Sotos parvient à nous rendre voyeur puis complice, en d’autres termes, acteur des outrages extrêmes qui se déroulent dans ces histoires.

Site : www.editions-desordres.com

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Innocents (the dreamers) de Bernardo Bertolucci

Publié le 16 juillet 2008 par jerome 

Mai 1968. Isabelle et son frère Théo sont restés seuls à Paris pendant les vacances de leurs parents. Ils invitent chez eux Matthew, un étudiant américain.

Le strip-tease qui fait tourner de l’oeil

Bertolucci signe là un film d’auteur ambitieux, qui tend à mêler plusieurs thèmes : les révoltes de Mai 68, la cinéphilie de l’époque (avec des extraits de films façon Dream On) et la passion de la découverte sexuelle des trois personnages. Mais à vouloir évoquer tout en même temps, on perd un peu le fil et l’on finit par se demander de quoi parle le film…

Pas grave pour l’amateur de cochonneries, car l’oeuvre contient de nombreuses scènes avec des gens à poil. Et quel casting ! Commençons par la sculpturale Eva Green (oui, celle de Kingdom of Heaven) qui offre son corps à la caméra sans aucune pudeur et dans les moindres détails. Parité oblige, Michael Pitt et Louis Garrel doivent faire de même. Pitt est l’acteur qui incarne le pseudo-Kurt Cobain dans Last Days de Gus Van Sant. Ils sont jeunes, ils sont beaux, bobo aussi; ils incarnent la candeur qui donne au film son titre.

L’américain apprend la french attitude

Les actes illustrés ici restent très gentillets dans l’ensemble mais le réalisateur nous titille quand même un peu avec une configuration un peu spéciale : un frère et une soeur très libertins qui “martyrisent” sexuellement un étudiant étranger. La situation incestueuse est cocasse et perverse; ce qui fait l’intérêt de ces scènes. Anecdotique mais à noter quand même, le plan où l’américain et la jeune fille s’embrassent, le visage barbouillé du sang résultant du dépucelage. C’est un peu crado, Bernardo.

Film disponible en dvd zone 2 chez Aventi.

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Tokyo Rhapsodie

Publié le 1 juillet 2008 par jerome 

Décidément, le Japon semble être une destination hautement érogène pour les petits frenchies. Pour preuve, ce roman qui va sortir chez La Musardine. Antoine Misseau, l’auteur de Tokyo Rhapsodie est un jeune français qui vit au Japon. Sur les traces d’Esparbec, il s’est inspiré de son expérience personnelle du pays mais il a joué également avec les nombreux fantasmes véhiculés.

“C’est avec beaucoup de minutie qu’Antoine Misseau traque la vérité d’un Tokyo secret, sordide, grouillant et pourtant attachant.
Il y expose une galerie de portraits sans complaisance, un foisonnement de personnages qui nous plonge dans un Japon fantasmé, foncièrement érotique. Lycéennes, gaijin, salaryman, yakuza, tengu, un faisceau d’existences qui se croisent dans ce récit ramassé sur une semaine, en une lente descente
aux enfers.”

Sortie le 24 août.

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Eros au pays du soleil levant

Publié le 26 juin 2008 par jerome 

Le lundi 29 septembre 2008 - De 19h30 à 02h00

au BALAJO, 9 rue de Lappe, Paris 11eme

Tarif entrée : 20 Euros avec consommation offerte. Restauration légère érotico-culinaire sur place.

Voyage initiatique et sensuel au cœur des multiples facettes artistiques de l’érotisme, l’œil d’Eros rassemble écrivains, philosophes, scientifiques, artistes plasticiens, vidéastes, comédiens, danseurs, chanteurs et musiciens, pour une soirée d’échange, de découverte et de convivialité. Artistes et spécialistes nous feront vivre un Japon érotique, ancestral, imaginaire, contemporain toujours fascinant…

PROGRAMME (en cours de réalisation)

Première partie de soirée : 19h30 à 20h30

A livre ouvert / mise à nu littéraire et philosophique

Conférence : « pour yeux pas froids », illustrée par une projection d’image, avec Agnès Giard, auteur de « L’imaginaire érotique au Japon », Editions Albin Michel.

Conférence de Jacques Cotin, auteur du « dictionnaire des postures amoureuses », Editions Philippe Picquier.

Conférence de presse et signature d’Antoine Misseau à l’occasion de la sortie de son roman « Tokyo Rhapsodie », Editions La Musardine. Lectures d’extraits par Valérie Touzé.

Clin d’œil au cinéma érotique japonais, animé par Fabrice Arduini (programmateur cinéma de la MaisonGilles Boulenger et Candice Kakil (Zootrope Films) de la culture du Japon à Paris et traducteur de films japonais).

Deuxième partie de soirée : 21h00 à 23h00

Cabarets érothématiques

Les EROTIKU de Guillaume Luisetti : projection de poèmes Haïku en langue anglaise et française.

Danse de Jiuta-Maï « en no tsuna » (ou « le fil du destin »), solo exécuté par les geishas de haut niveau à la cour des Shôgun, interprété par Noë Tawara, danseuse, chorégraphe et comédienne japonaise.

Artistiques vidéos japonaises de la plasticienne Alexandra Loewe.

Cabaret burlesque avec « les Romanesques », Ishitobi et Miya, Yokozuna, « The king of sumotori ».

Collection érotique de la styliste Barbara Viktor: défilé de mode de ses modèles « gothique, lolita japonaises».

Danse de Jiuta-Maï « Iwaïjishi » (ou « le lion qui célèbre ») et « Men asobi » (ou « amusement avec les masques »), solo exécuté par les geishas de haut niveau à la cour des Shôgun, par Noé Tawara, danseuse, chorégraphe et comédienne japonaise.

« Les Fleurs d’Eros », illustrations érotiques de Tamara Mc Gregor

« Ikebana », vidéos poèmes attitudes de maîtresse Cindy.

Performance bondage avec Shadow, artiste shibari.

Troisième partie de soirée : 23h00 à 02h00

Japan DJ/dancing

Sur fond de projection des films érotiques japonais : Mme Yoshino et Une femme à sacrifier de Masaru Konuma.

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Esparbec, le dernier des pornographes

Publié le 7 juin 2008 par jerome 

Erotomane de caractère, Esparbec est le pornographe le plus vendu en FRANCE.
Un pornographe ne peut-il échapper à l’enfer du second rayon ou à l’étal de la boucherie sous cellophane?
Pourquoi n’y aurait-il pas de bons pornos comme il y a de bons polars, de bons SF?
Jean-Jacques Pauvert, Wiaz, Wolinski, Delfeil de Ton, Virginie Despentes, François George, le Dr William Regelson et bien d’autres apprécient son style direct, cru, viscéral.
Loin des contorsions du pseudo-artistiques, du porno tout terrain ou du hard Harlequin, Esparbec signe une oeuvre singulière, subversive. Plus que du porno, ce maître du genre aime l’obscène car le sexe l’est souvent.
Subtilité de la mise en scène, description minutieuse, humour et provocation sont les atouts de cet écrivain, par ailleurs fin lettré et féru de philosophie.

La véritable subversion d’Esparbec n’est-elle pas d’ériger le texte porno en oeuvre littéraire?

Lisez donc ce diable d’homme qui sait ce que les femmes attendent des hommes (et vice-versa) et hennissez de plaisir avec son dernier livre La Jument.

“En fait, nous avons peur du cul. Certes, il s’étale sur les murs, on ne voit que lui ; mais il s’agit d’un cul édulcoré, naturalisé, dénaturé, d’un cul de remplacement, en latex. Le vrai cul, avec ses misères, ses terreurs, ses odeurs pas toujours alléchantes, ses rites grotesques, le cul tel qu’on le pratique dans la vie et non pas les guignolades des vidéocassettes ou des romans mode de jeunes femmes «délurées» ou de partouzeuses sur le retour qui se contentent d’excès verbeux,  voilà le Graal dont je suis en quête. “
Source : La Musardine

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Long Jeanne Silver

Publié le 6 juin 2008 par rico 

Une jeune femme prend son pied et le donne aux autres.

Traduisons en préambule le discours coquin de l’intéressée sur la bande-son du menu : « j’ai une plus grosse queue que John Holmes et Chéri, crois moi, je sais m’en servir ». Tout un programme en effet. Réalisé par Alex DeRenzy en 1977, sous l’apparence grossière d’un documentaire, Long Jeanne met en scène un handicap presque banal dans des situations fort peu banales. La belle Jeanne serait née sans pied gauche (c’est une version médicale que j’ai glané sur internet, alors prudence sur l’origine congénitale avancée d’autant qu’ailleurs, c’est un accident…). Ce qui est vérifiable de visu, c’est l’absence de pied gauche, avec présence d’un moignon à mi-hauteur de la jambe gauche. Voilà pour les présentations. Excellente initiative de nous ressortir ce freakshow associant pornographie et bizarrerie, cerise dont nous sommes tous friands surtout au vu de la quantité industrielle de X formatés. Craignant le pire au vu de ce moignon à la taille somme toute appropriée, des frissons parcourent notre échine incrédule lorsque l’appendice est longuement lubrifié jusqu’à s’introduire dans l’orifice. Orifice féminin ou tout-venant, car le scénariste ne s’arrêtera pas au premier effet choc du membre détourné mais en profitera pour satisfaire hommes et femmes. Les positions et le mouvement sont évidemment atypiques, jusqu’à perturber nos sens de voyeurs, habitués aux balancements de reins. Le mouvement fait ici plus penser à du pédalo qu’au classique ramonage. Sans compter les aptitudes toutes aussi surprenantes de la miss à se masturber nonchalamment avec ce qui lui reste de jambe. Vous avez dit bizarre ? En plan serré, on a la vision d’une trompe d’un éléphanteau (Dumbo, par exemple) en train de fouiner dans un terrier. Question scénar, c’est un peu le vide. Long Jeanne parle souvent à la caméra pour nous expliquer ce qui va se passer. Sur une musique à la CHiPs se succèdent des saynètes, volontiers en trio. La jeannette aime bien faire la surprise à ses futurs partenaires. A y réfléchir de plus près, elle précède les excès de la génétique et s’improvise le temps de quelques X crados, l’hermaphrodite quasi-parfaite. Maquillage bleu blanc rouge (yeux-joues-lèvres) de rigueur et d’époque.
A noter, Long Jeanne fut la copine de Sharon Mitchell et d’Annie Sprinkle.

Critique DVD
Des bonus très sympa. Alpha Blue nous gâte et semble respecter les premières décennies du X.

1/ Une galerie de photos. Long Jeanne y est exposée en long et en large. Certaines photos témoignent d’une activité de shows en live.

2/ Quelques scènes « coupées ». Je n’ai pas trop compris les raccords, mais il y a une scène de sadisme assez violente. Un bon quart d’heure de trash en plus.

3/ 6 trailers, assez longs, ce qui en fait quasiment des courts …
« Prisoner of Pleasure ». Un film de Jack Hammer. On y retrouve notre Long Jeanne, inépuisable.
« Dominatrix without mercy ». Le ton est résolument S.M., avec des scènes de fouet, d’humiliation, d’urologie.
« Hot Summer in the city». Black sex exploitation. Très chaude !
« Story of Joanna » de Gérard Damiano (gorge profonde). Du plan gynéco furieux pour un classique du X.
« Sadistic 70s » un trailer de plusieurs films proches du sujet, parfois teintés d’horreur.
« Teenage lust » pour les amateurs dirons nous pudiquement, d’amours immatures. De jeunes femmes se trémoussent nues devant la caméra. Elles se bisoutent. Vont-elles plus loin ? Avec qui ? Je n’en sais rien. Les archives d’Alpha Blue méritent en tout cas d’être explorées.

Réalisateur : Alex deRenzy
Acteurs : Amber Hunt, Annie Owens, Long Jeanne Silver
Année : 1977
Ecran : 1.33.1 Plein écran
Langue : Anglais
Durée : 65 mn
Region : All
Format : NTSC

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Les 4 amies, chez Tabou Editions

Publié le 23 mai 2008 par rico 

Les 4 amiesNon, je ne suis pas venu vous conter les nouvelles aventures de Fabrice, Belle belle, Toucancan et Pousse moussu, mais vous conseiller une bande dessinée d’un argentin, Atilio GAMBEDOTTI. Apparemment voué à la description des mœurs dépravées d’une jeunesse dont il fait parti, né en 1973, l’auteur livre ici le premier tome d’une série en trois volumes. Il raconte et surtout décrit la quête tortueuse de quatre copines plus ou moins délurées, quête d’un épanouissement sexuel sans cesse réaménagé selon les circonstances (confessions auprès d’un prêtre, viol…).

Ce premier volume est découpé en 6 petites histoires, nous laissant découvrir la spécificité des protagonistes : Marité est une jeune croyante de 18 ans, candide à souhait, d’autant plus excitante que sa foi est mise à l’épreuve du gourdin veineux. Anna, 22 ans et mannequin, est de par sa nymphomanie agressive, en symétrie de Marité qu’elle utilise volontiers comme aphrodisiaque en l’entraînant dans des plans cul. La belle Sybille est sûrement la plus romantique même si ce romantisme est noyé sous l’apparent dédain qu’elle voue au sexe fort. Elle assure par ailleurs la capitainerie d’une équipe de Hockey, discipline au combien connue pour ses virils sportifs, ce qui vous donne un aperçu des ébats. Hélène, enfin, a 19 ans et ne manque pas d’expérience en terme de vénalité mais ses prises de risque l’amènent à payer cher, en monnaie charnelle, sa sécurité. Toutes sont donc impliquées dans des plans plus ou moins glauques et se soutiennent dans les bons et mauvais moments.

Le graphisme est suffisamment réaliste pour compenser la simplicité d’un scénario qui ne s’embarrasse pas d’intrigues superflues susceptibles d’ennuyer le lecteur. Celui-ci aura largement matière à se rincer l’œil, dans des plans violemment hard, dignes des hentai les plus chauds, sans éléments fantastiques ou gores bien sur. Pénétrations hard-cores, utilisations d’objets divers et « douches » conclusives, rares sont les orifices au repos. Cela n’exclut pas quelques sursauts romanesques, mais sans excès exotique, le décor se limitant en une city new-age dans un futur proche. La sexualité des quatre jeunes femmes pouvant facilement s’accompagner d’une prise préalable de pilules extasiantes, c’est l’éclate totale et vous l’aurez compris, une bande dessinée dont la morale et les belles images s’adressent directement aux enfants de plus de 18 ans. Si un Sex in the city version gonzo vous intéressait, laissez-vous tenter. Moi, je convoite les volumes suivants.

Scénario et dessin de Atilio GAMBEDOTTI (auteurs de planches pour le magazine Kiss comix et La poudre aux Rêves, selon l’éditeur).

Editeur : Tabou

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L’érotisme du cinéma Abattoir

Publié le 16 mai 2008 par jerome 

L\'érotisme de cinéma abattoirJeune éditeur indépendant situé au Québec, Cinéma Abattoir propose un dvd fort original sous forme de compilation de courts-métrages.

Ritualis (de Pat Tremblay) nous plonge dans une pellicule accidentée. Des morceaux de films montrent par bribes un inquiétant rituel. Basé sur les sens, le film propose un montage épileptique et une étonnante variété d’effets visuels. Deux histoires semblent se dérouler en parallèle : le rituel proprement dit et les errances d’une espèce de chevalier au milieu d’un forêt enneigée. De nombreux blasphèmes (crucifix à l’envers) réjouiront les plus satanistes. Côté sexe, on peut apercevoir entre deux images subliminales, une étrange modification corporelle…

Maldoror (de Micki Pellerano et Nate Archer). D’un point de vue esthétique, le film imite le cinéma muet et expressionniste. Sur le fond, on y trouve : un type à l’air fou qui erre dans un cimetière, une sorte de vers monstrueux, une femme à demi-nue revenue d’entre les morts et nommée “Prostituion”. Ce film surréaliste s’inspire des écrits du Comte de Lautréamont, les chants de Maldoror.

Ki (de Karl Lemieux) est un film muet et en noir & blanc mais surtout c’est un film extrêmement granuleux et poussiéreux. A la fois lumineux et sombre, l’auteur propose de parcourir le corps d’une femme avec une caméra antique. Tout est très flou, sans aucun son (même pas de musique ou de bruitage). On croit distinguer ensuite un bout de masturbation puis un extrait de fellation. Difficile de décrypter les intentions de l’auteur si ce n’est faire un essai caméra. L’expérience ne dure que trois minutes.

Ass est un “flicker”, entendez une succession très rapide d’images, qui montre à la fois le cul et le visage d’une jeune femme en train de se faire du bien. Le tout baigne dans une lumière rose. Idéal pour choper une conjonctive à force de se frotter les yeux.

ass

La fin de notre amour (de Hélène Cattet et Bruno Forzani) a été tourné en image par image. Mais point de personnages modelés ici. On y voit un homme travailler sur un livre d’anatomie. Ayant une petite soif, il avale une lame de rasoir avec un verre d’eau. Une femme gantée de noir prend forme à ses côtés. Avec ses éclairages de rouge vif et de bleu, ses gants noirs et ses armes blanches tels des fétiches, le film rappelle immanquablement le giallo, avec une ambiance toutefois plus bizarre. La technique originale est au point, l’acteur est bien expressif, ce qui est nécessaire pour offrir des émotions, l’espace d’une image fixe. La fin de notre amour dérange car on y fait l’amour à l’aide de rasoirs et car il y a des bouts de cervelle sur la table. Bref, tout ce qui est érotique devient ici mortellement dangereux.

Extase de chair brisée de Pierre-Luc Vaillancourt et Frédérick Maheux. Bande son saturée, noir et blanc cradingue, le film conte l’histoire d’une agression et d’un viol aux abords d’une voie ferrée. Les deux malfrats portent d’étranges masques métalliques et se comportent comme des “chiens humains”. Le clip est extrêmement violent, une violence complaisante qui rappelle furieusement les rape and revenge des années 70.

Au choix, Baby doll (réalisé par Serge de Cotret) est amusant ou terrifiant. Un pervers abuse sexuellement d’une poupée sur laquelle il a collé une photo de vagin.

The loneliest little boy in the world de Mike Derenewski. Encore une fois, nous avons un court-métrage avec un noir & blanc bien crasseux. Toujours adapté au sujet puisque nous y voyons une femme faire plus ou moins l’amour à une tête de cochon coupée. Cela donne un bien joli kaléïdoscope d’images dédiées à la nécrozoophilie !

Avec sa bande son rock’n'roll, Paranoid met en scène Anne Hanavan dans une chambre d’hôtel qui s’amuse à se filmer dans un miroir. Expérience esthétique d’abord, la chose fait dans la provoc lorsque la blonde platine commence à se toucher avec un pendentif à l’effigie du christ.

En bonus, d’yeux (Monk Boucher) propose une succession de photomontages étranges sur fond de musiques classiques. Le résultat est un collage assez vulgaire qui brasse culture et pornographie de bas étage.

Quant à Imperatrix Cornicula (Jérôme Bertrand), il est apparemment filmé en 16 mm et montre une femme en train de se caresser avec… une poule, un plumeau, un truc ensanglanté avec des plumes. Et puis soudain, c’est l’attaque des corbeaux. Incompréhensible gloubi-boulga.

Résolument destroy, ce dvd nous offre un érotisme déviant et trash, une compilation bien fournie de courts-métrages très originaux et audacieux.

Site officiel : www.cinema-abattoir.com

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Romance, de Catherine Breillat

Publié le 6 mai 2008 par jerome 

Catherine Breillat s’interroge sur la sexualité féminine, et notamment son sens profond. Elle met en opposition le visage fin et charmant de son héroïne, interprétée par Caroline Ducey, avec son sexe, zone érogène sombe et humide, quasiment anxiogène. Breillat ne comprend pas pourquoi dans les rapports sexuels, la femme s’en trouve généralement dégradée. En résulte un film rempli de contradictions, les mêmes qui constituent les relations entre hommes et femmes.

Marie, jeune femme délaissée par son compagnon, tente de renouer avec le désir en ayant des expériences sexuelles avec d’autres hommes.

Romance avait créé la polémique à l’époque principalement à cause de la présence de Rocco Siffredi au générique. La plus célèbre star du X, juchée sur sa turgescence titanesque, trouve là un rôle dans un film mainstream : coup de pub ou revirement de carrière ? Le premier assurément lors de la sortie du film. Une fois passé le coup d’éclat, on remarque que Rocco s’en sort en fait plutôt bien. Il confirmera cela en jouant dans un autre film de Catherine Breillat, encore plus cryptique : anatomie de l’enfer.

Mais outre les élucubrations pas toujours claires de la réalisatrice, Romance est avant tout un film rince-l’oeil pour nous, les pervers polymorphes. Ca commence par une mignonne fellation qui ne fait pas beaucoup d’effet sur Sagamore Stevenin, l’interprète du petit ami de Marie.

Breillat dresse un portrait de la sexualité féminine mais cela reste son point de vue très personnel. Marie se complaît alors dans divers comportements déviants. Entre autres, elle devient un sujet de travaux pratiques pour une bande d’étudiants en gynécologie.

Au détour d’une ruelle, elle attire un inconnu dans les escaliers, qui lui fait un cunnilingus suivi d’une blitz-pénétration.

Ensuite, viennent les fantasmes. Une sorte de glory hole inversé où les hommes besogne des corps sans tête. Bref, c’est à chaque fois le même thème : la désincarnation de la femme en tant qu’être humain. Souvent dans ses films, les femmes éprouvent un besoin irrépressible de devenir un objet sexuel.

Plus technique et plus esthétique, Marie va voir son directeur, qui n’est autre qu’un adepte de bondage, des jeux de cordes et de ligotages complexes. L’appartement de l’homme présente des couleurs très chaudes, contrairement à l’appartement de Marie, d’une blancheur immaculée et artificielle. L’amateur de japonaiseries médiévales est joué par l’excellent François Berléand.

La fin du film laisse pantois, un revirement de situation comme seule Breillat sait les faire. Le rythme lent est rompu par une explosion, une naissance et une mort, un grand final au symbolisme fumeux; mais pourquoi pas.

Ci-dessous, la fameuse scène qui fait jaser : la rencontre entre un acteur du X venu jouer à l’acteur et une comédienne venue faire actrice de X… Soi-disant la scène n’était pas simulée. Je demande à voir l’analyse ADN du condom.

Romance X est disponible en dvd chez Montparnasse Editions.

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Tôkyô no ko

Publié le 19 avril 2008 par jerome 

Fred boot, plus spécialisé dans les arts graphiques, s’est essayé au récit avec ce recueil de deux nouvelles se déroulant dans la capitale du Japon.

La première conte l’histoire d’un homme qui est sur le point de se suicider. Mais au cours d’une dernière nuit d’errance, il va faire la rencontre d’une mystérieuse femme double au cours d’une performance.

La deuxième histoire met en scène un jeune couple qui vient à la rencontre d’un vieux réalisateur de Pinku Eïga. Ce dernier fait alors des avances à la femme.

Le style est fluide, séduisant, suave et c’est surtout l’ambiance de Tôkyô que l’on ressent avec plaisir, notamment dans la première nouvelle. Le plaisir de se perdre, de s’autodétruire dans l’alcool et le sexe. Pourtant, l’érotisme n’est pas au centre des deux récits mais les quelques spécificités nippones ont été très bien assimilées par l’auteur.

 Auto-éditée, cette initiative vaut le détour pour peu que l’on s’intéresse à cet étrange Japon. On regrettera juste que ce soit un peu court.

Extrait :

“L’ambiance ici était bien différente. L’éclairage, plus chaleureux, se confondait avec celui des néons extérieurs.

Plusieurs messieurs dégarnis le regardaient avec suspicion. Pour se donner un peu de contenance, il alluma une Coolmint et se tint coi devant une grande vitre au centre de la pièce. Une forte lumière l’aveuglait, il se déplaça de côté, et vit sur la vitre un sexe de femme géant.

Derrière cette projection se tenait une jeune Japonaise décoiffée, entièrement nue, les mains posées vers l’avant. Tous attendaient.

Enfin, un jet d’urine assez violent coula entre ses jambes. L’image projetée répercuta le débit, troublant les deux fines lèvres couleur rose passé et l’artiste elle-même.

On n’entendait que le bruit léger et insistant de la pisse tombant en cascade sur le sol. Ce pur moment de beauté et d’intimité le bouleversa.

La jeune femme, dont le sexe surdimensionné formait comme une cicatrice qui la séparait en deux, redevint nette. Quelques applaudissements polis se firent entendre. Quelqu’un lui tendit un peignoir dont elle s’habilla pour rejoindre les invités.”

Cliquer ici pour acquérir le recueil au format pdf et sur support papier

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L’attrape-corps d’avril s’intéresse au transgenre

Publié le 1 avril 2008 par jerome 

Imaginez un monde où les hommes et les femmes feraient des choix sexuels basés sur ce qu’ils aiment et ce dont ils ont envie, et non pas sur ce qu’on leur a dit qu’ils devraient désirer. Un pays où la monogamie ne serait qu’une modalité existentielle possible et non pas une nécessité.

Une ville où les prostituées ne seraient pas clouées au pilori ni leurs lients montrés du doigt. Une famille où les petits garçons n’auraient plus obligation d’être masculins pour devenir des hommes hétérosexuels avec des pénis, et les petites filles féminines pour devenir des femmes hétérosexuelles avec des bébés. Vous n’y aviez jamais pensé ? Pat Califia en a rêvé.
Théoricien majeur des queers studies et de l’identité de genre, Pat Califia a accepté de nous livrer ici un recueil d’articles d’une subversion ébouriffante, extraits de son ouvrage Public Sex, The Culture of Radical Sex (paru aux États-Unis en 2000) et jamais encore traduits en Français. On retrouve dans ce choix de treize textes la quintessence des combats de Califia contre la haine et la discrimination dans l’Amérique puritaine des années 1980 et 1990. Ce qui force l’admiration, c’est que les articles de Califia, parce qu’ils sont sincères et brillants, simples et choquants, drôles et graves, nous atteignent au plus profond de nous, qui que nous soyons et quelle que soit notre orientation sexuelle. Un ouvrage cinglant comme un coup de
fouet et indispensable pour tous ceux qui s’intéressent à la question du sexe et du genre.
Ce recueil d’articles est accompagné d’une préface de Armand Hotimsky, fondateur du CARITIG (Centre d’Aide, de Recherche et d’Information sur la transexualité et l’Identité de Genre).

Patrick Califia (d’abord connu sous le nom de Pat Califia; né en 1954 près de Corpus Christi, Texas) est reconnu comme l’un des plus grands spécialistes de la question du sexe et du genre. C’est aussi un transsexuel bisexuel né de sexe féminin dans une famille mormone.

Source : www.lamusardine.com 

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Maîtresse de Barbet Shroeder

Publié le 22 mars 2008 par jerome 

Jeune provincial, Olivier recherche l’aventure. Arrivé à Paris, il rejoint Mario qui l’embauche pour faire du porte-à-porte et vendre des livres d’art. En offrant leur service dans un vieil immeuble, ils font ensemble la connaissance d’Ariane. Ils découvrent peu à peu qu’Ariane est une dominatrice professionnelle et qu’elle reçoit des hommes dans un appartement secret pour se livrer à d’étranges mises en scène.
Critique du film :

Maîtresse est l’occasion de retrouver un Depardieu fringant, au mieux de sa forme, débordant d’énergie et incarnant avec un naturel bluffant ce jeune voyou un peu imbécile.Cette période est faste pour l’acteur car c’est aussi à cette époque qu’il a joué dans Buffet Froid (1978) et Les Valseuses (1974), deux chefs d’oeuvre du début de sa carrière.

Avec son film, Barbet Schroeder aborde de front le sado-masochisme. Les présentations sont faites lorsqu’Olivier et son ami pénètrent dans l’appartement secret où se cache un stock impressionnant d’accessoires en tous genres. Loin de se contenter du cliché du fouet, on y découvre aussi une garde-robe à tendance fétichiste en cuir et latex, un masque à gaz, des gadgets vampiriques, des outils de torture dignes de l’Inquisition ainsi que des instruments chirurgicaux.

Voilà déjà l’imagination qui galope, certains accessoires ne pouvant même pas être nommés par le néophyte. Heureusement, le réalisateur nous prend par la main et nous initie progressivement, à l’image d’Olivier, innocent voire simplet qui plonge par amour dans cet univers bizarre. L’étape suivante est la découverte de cet homme enfermé dans une cage et qui est traité par la Maîtresse comme un chien, littéralement. C’est une sorte de “gimp” de Pulp Fiction mais bien avant l’heure. Par ailleurs, Shroeder ne montre pas le SM avec un regard de vilain curieux mais le défend en montrant qu’il est pratiqué dans le cadre de certaines règles tacites et par des gens très bien élevés et psychologiquement stables ! Le spectateur lambda est donc comme Olivier projeté dans un milieu qu’il ne connaît pas et découvre parfois une univers surréaliste, sophistiqué et plus complexe qu’il n’y paraît. En effet, chaque soumis a son rôle et son scénario bien spécifique et il ne s’agit pas simplement de faire mal physiquement à l’autre.

Si l’on évite tout dérapage hard crad, le film n’en reste pas moins explicite et évocateur à plusieurs occasions. On retiendra la séquence mémorable de la fessée ainsi qu’une torture génitale qui met vraiment mal à l’aise, d’autant plus quand l’on sait que les soumis présentés ici sont tous authentiques. Bien sûr, tous les autres aspects soft de la domination sont illustrées : adoration des talons aiguilles, cravache, féminisation, urolagnie, etc.
Barbet Schroeder parvient à faire accepter tout cela car il illustre ses personnages non seulement par leur sexualité mais aussi par leurs sentiments. Le film est donc aussi une comédie romantique. Pour donner la réplique à Depardieu, Bulle Ogier interprète avec naturel la dominatrice ultime, professionnelle, qui répond à toutes les attentes de ses clients. Elle mène une double-vie : frêle et fragile le jour, elle est impitoyable la nuit.

Si Maîtresse a fait scandale à l’époque, le réaliser aujourd’hui serait tout simplement impossible. Le film se pose là en référence SM, décrivant en détail les fonctionnements de comportements souvent vus de façon trop simplistes. Les codes sont clairs, les règles sont bien établies et la transgression rompt la confiance; ce sont des jeux de rôles pour adultes consentants. Enfin, il y est bien sûr question d’explorer ses limites, le film proposant une réflexion que vous serez peut-être prêt à tenter ?

Disponible en dvd chez l’éditeur Carlotta Films.

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CFNM

Publié le 26 février 2008 par jerome 

Acronyme pour Clothed Female Nude Male, le CFNM est une pratique, un fantasme et une représentation érotique, dérivés du SM section domination féminine. Pour les non anglophones, la définition désigne le fait d’avoir en présence un ou plusieurs hommes nus et une ou plusieurs femmes habillées. Le concept contient donc une bonne dose d’humiliation mais aussi d’exhibitionnisme. En effet quoi de plus rigolo qu’un homme nu avec son machin qui pendouille ?

Les figures habituelles du genre sont le footjob ou le shoejob (masturbation avec les pieds ou des chaussures, de préférence à talons aiguilles), le handjob (le coup de main classique aussi nommé tekoki au Japon) et la fellation. Bien sûr, ce sont là des bases sur lesquelles on peut greffer mille et une variantes plus ou moins hard selon les goûts. Ca peut être classe et sensuel, érotique et rigolo, ou carrément vulgaire. On retrouve le CFNM dans de nombreux scénarios : la doctoresse abuse de son patient, la gardienne de prison ou la fliquette qui abuse du pauvre délinquant, j’ai perdu mon maillot de bain dans la piscine/mer, etc.

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cfnm dans les pratiques sm comme le footjob

Le CFNM est très peu présent en France. La faute peut-être à une vision préhistorique, véhiculée par le porno made in Dorcel, où la sexualité de l’homme des cavernes doit nécessairement passer par un soulagement animal dans sa compagne totalement soumise. A l’opposé de notre civilisation de primates, on trouve donc les japonais, passés véritables maîtres dans l’art du CFNM et du tekoki (excitation manuelle de la femme sur l’homme). Comme d’habitude, nombre de programmes sont censurés par pixellisation. Mais les Japonaises prennent un malin plaisir à bricoler, triturer, torturer les organes génitaux mâles avant de s’amuser avec les fluides dans la joie et l’allégresse. L’archétype du mâle dominant japonais travailleur est alors totalement renversé et il devient un objet sexuel d’expérimentations complètement folles. Pour son plus grand plaisir, bien entendu.

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le tekoki des infirmières, classique parmi les classiques

On trouve deux formes de CFNM. Le factice d’abord, lié à la pornographie. Ce sont simplement des photos ou des vidéos mis en scènes par des professionnels ou des amateurs et qui se proposent de mettre en scène des fantasmes et des situations du genre. Le site référence le plus célèbre est www.cfnm.net qui propose de nombreux scénarios en tous genres. Le site est payant mais les filles sont jolies et les photos mettent bien en valeur le côté “réaliste” des situations même si celles-ci sont inventées de A à Z.

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à la piscine : les filles en maillot de bain, les mecs à poil

 

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les auditions sont poussées et l’on prend toutes les mesures qui s’imposent

La deuxième forme est le CFNM réel ou accidentel. C’est le cas des teuf trop arrosées et qui dégénèrent façon Full Monty. On trouve aussi du CFNM dans les bizutages, plus trop en France au vu des dérives et du durcissement de la loi, mais dans certains pays nordiques, les mecs se retrouvent souvent à poil dans la campagne (les filles peuvent par contre garder leurs sous-vêtements). Aux USA, la coutume est apparemment assez répandue et elle consiste à inviter entre copines un “loverboy”, un stripteaseur qui va jusqu’au bout, notamment à l’occasion d’un enterrement de vie de jeune fille. Faire le modèle pour des dessinatrices ou peintres est également une situation propice au cfnm.

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les étranges coutumes de nos amis étudiants nordiques

Le CFNM propose donc de laisser le libre contrôle aux femmes. Vous l’aurez bien sûr compris, il s’agit sans doute d’un fantasme plutôt masculin. Le M de SM n’est pas vraiment maso au sens propre, puisqu’il se laisse manipuler par ces dominatrices uniquement pour son propre désir. C’est néanmoins un concept intéressant car la femme n’est jamais déshabillée. On ne profite pas du corps féminin et surtout, il n’y a jamais de coït entre les deux sexes.

Assez méconnu, le CFNM existe un peu partout sans même qu’on sache qu’il s’agit de cela. C’est le cas par exemple dans le film mainstream comme “Les innocents” (the dreamers) de Bertolluci avec Michael Pitt et la belle Eva Green. Celle-ci, toute habillée, profite de Matthew, un timide étudiant étranger, pour lui sortir popaul et s’amuser avec un air malicieux !

Vous trouverez sur ce blog (http://handjobs.zerotik.com) une tonne de vidéos concernant plus ou moins le sujet.

Un forum actif et gratuit mais en anglais se trouve ici : http://www.sensations4women.com . Il contient de nombreux “passionnés” du genre et témoigne de l’extrême diversité des situations cfnm.

Le blog de Marie apporte un regard féminin sur la chose : http://mariecfnm.blogspot.com  ainsi que de nombreuses photos bien choisies et accompagnées - c’est rare - de quelques textes et commentaires bien troussés.

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La revue “impur”

Publié le 16 février 2008 par jerome 

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Que trouve-t-on, dans IMPUR, qui pourrait justifier que VOUS vous y intéressiez ?

Peut-être son sommaire : un texte incisif et émouvant de Pierre JOURDE sur le Japon ; un entretien avec Agnès GIARD sur l’imaginaire érotique au Japon, la crise de la masculinité, le traumatisme des années d’occupation américaine, l’émergence des femmes japonaises et les particularités du sexe nippon ; un roboratif entretien avec l’intellectuel sioniste Menahem MACINA sur la « violence juive », le destin d’Israël, l’« affaire » Alain SORAL, etc. ; un essai (en japonais, s’il vous plait) de l’écrivain HIRANO Keiichiro sur MISHIMA Yukio ; un portrait par Guillaume ORIGNAC de l’un des plus grands écrivains américains vivants - et comme par hasard méconnu en France -, le mystérieux et visionnaire Thomas PYNCHON ; une évocation par Jean-Pierre THEOLIER du destin malheureux de Charlemagne BOKASSA, l’un des 36 enfants de l’ex-Empereur de Centrafrique ; le récit par Laurent MARECHAUX de ses années combattantes en Afghanistan ; les regards de Frédéric SAENEN et Frédéric DUFOING sur la « crise belge » ; et combien d’autres choses encore…

IMPUR est (aussi) un CHIC OBJET coloré de 21 x 16,5 cm qui trouvera sa place dans votre bibliothèque ou vos commodités, sur votre plan de travail ou vos tables basses, et comblera vos ami(e)s et invité(e)s. 128 pages contre 9 euros : on peut reconnaitre que c’est raisonnable.

IMPUR SERA AUSSI VOTRE REVUE : notre comité de lecture est en recherche permanente de nouv/eaux-elles auteur(e)s ; n’hésitez pas à nous envoyer textes, nouvelles, récits, entretiens, essais. IMPUR ouvre prioritairement ses pages aux « littératures désinstallées » : récits d’exilés, d’expatriés, d’immigrés, paroles d’arpenteurs du monde, carnets de voyage, réflexions sur l’altérité ou l’identité. Les problématiques ethnoculturelles et géopolitiques peuvent y être posées.

IMPUR se trouve donc désormais dans toutes les bonnes librairies de France - on peut aussi s’y abonner ou commander en ligne (paiement sécurisé) grâce à RezoLibre, plate-forme de l’édition indépendante.

Site officiel : www.impur.fr

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Nouveautés chez la musardine

Publié le 19 décembre 2007 par jerome 

nouvmusard.jpgLa revanche du clitoris, de Maïa Mazaurette et Damien Mascret
Après les monologues du vagin, le clitoris prend enfin sa revanche…

Toutes les études des sexologues le prouvent : le clitoris est bien le principal détonateur de l’orgasme féminin. Pourtant, dans les médias comme dans les mentalités, les approximations perdurent, et avec elles une somme d’idées reçues. En convoquant quelques pionniers de la psychanalyse et des études scientifiques récentes, la presse féminine et les séries télévisées et et les films pornographiques, Maïa Mazaurette et le Dr Damien Mascret analysent les raisons de cette étrange excision culturelle et, avec pédagogie et humour, proposent des pistes pour partir à la redécouverte d’un petit bout de matière qui a fait couler beaucoup d’encre.

Damien Mascret est médecin-sexologue et journaliste. Rédacteur en chef de l’hebdomadaire Le Généraliste, il est notamment co-auteur de Le malade n’est pas un numéro (Odile Jacob 2004) et de Ministre, un an dans les pas de Xavier Bertrand (Editions de santé 2007). Maïa Mazaurette, l’une des pionnières et sex-experte de la blogosphère (son site: www.sexactu.com), est rédactrice en chef du site lafraise.com, auteure de Nos amis les hommes (Editions Florent Massot, 2001) et Le pire est avenir (Editions Rozan-Laffont, 2004).

136 p. - 12€ Essai - coll. L’attrape-corps — 130 x 185 - broché

Date de parution : 24 janvier 2008

De la fellation comme idéal dans le rapport amoureux, de Gérard Lenne
Un sujet qui passionne encore et toujours les lecteurs…

Encore passible de prison dans des contrées reculées, tels certains États américains, la fellation est aujourd’hui une pratique courante chez les peuples civilisés. Toutefois, on constate une contradiction entre cette banalisation et les réticences qu’elle continue de soulever. Rejetant une approche historique, sociologique ou psychanalytique, déjà maintes fois adoptées, l’auteur dresse ici une sorte d’état des lieux, en s’appuyant sur des références littéraires et cinématographiques. Il s’attache en réalité à démontrer que, loin d’être une pratique secondaire, accessoire ou utilitaire, la fellation est un véritable idéal dans le rapport amoureux.

Critique de cinéma depuis une trentaine d’années, cinéphile et érotomane, Gérard Lenne est l’auteur d’une vingtaine de livres dans ses domaines de prédilection, jusqu’au monumental Erotisme et Cinéma (La Musardine). Il est également l’un des co-auteurs du Cinéma X, seul ouvrage de référence sur ce sujet (La Musardine, 2002).

120 p. - 10 € Essai - coll. L’attrape-corps — 130 x 185 - broché

 Date de parution : 24 janvier 2008

Osez coucher pour réussir, d’Etienne Liebig
Travailler moins pour baiser plus !

Voilà un livre de management tout à fait original. Derrière l’apparence humoristique et même provocatrice, l’auteur nous parle d’expériences professionnelles qui évoquent une réalité connue de tous. Osez coucher pour réussir, c’est somme toute appliquer scrupuleusement les principes sacro-saints du libéralisme, de l’ambition et de la course au pouvoir. La bienséance condamne la « promotion canapé » mais qui peut prétendre que jouer de la séduction pour réussir est plus immorale que les autres formes de concurrence humaine au sein des entreprises ? A partir de témoignages et d’exemples vécus, l’auteur nous propose des méthodes adaptées à chaque situation de travail et nous permet, sans culpabilité, de considérer la séduction comme un moyen parmi d’autres de parvenir au bout de nos légitimes ambitions professionnelles.
Ce guide est le premier à aborder cette question universelle de manière rationnelle, scientifique et sans fausse pudeur.

Etienne Liebig, au travers de deux guides humoristiques Comment draguer la catholique sur les chemins de Compostelle et Comment draguer la militante dans les réunions politiques, s’est fait le chantre de l’amour décomplexé et des techniques joyeuses de séduction.

144 p. - 8€ Coll. Osez - 110 x 175 - broché

Date de parution : 24 janvier 2008

Mémoires d’un cul, Anonyma
” Dire que mon existence a été bien remplie tiendrait de l’euphémisme…”

“Le nombre de mes amants et de mes maîtresses peut impressionner ceux qui n’ont pas connu beaucoup de partenaires et réalisé très peu de fantasmes. Certains me traiteront de putain ou de nymphomane. D’autres jugeront que je suis une hystérique. C’est sans importance.”
Les Mémoires d’un cul sont le témoignage, sous forme de confession sexuelle, d’une femme jouisseuse, joueuse, effrontément libérée, qui ne s’embarrasse d’aucun tabou et célèbre la réalisation du fantasme.

192 p. - 8.70 € Collection : Lectures amoureuses n°113

Date de parution : 24 janvier 2008

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The 4th life, film indépendant canadien

Publié le 11 décembre 2007 par jerome 

Deux jeunes femmes s’embrassent langoureusement à demi-nues sur un lit. Des flashbacks désordonnés nous conte l’histoire des deux amantes. Caz, la brune, s’est échappée d’un asile pour criminels. Maire, la blonde, tient un magasin d’antiquités.  Qui sont-elles vraiment et qu’est-ce qui les lie si intimement ? Le film ne dévoile le mystère que progressivement.

Envoûtant et suave sont deux adjectifs qui collent parfaitement au film du réalisateur canadien François Miron. Tourné en langue anglaise, l’esthétique feutrée ressemble à du David Lynch. Mais Miron reste indépendant et créé son propre monde, un univers où le saphisme est la norme, sur fond de thriller, et avec quelques escapades surréalistes.

Déformations, jeux de reflets et de flous, palette de couleurs étonnantes, objectif grand angle, the 4th life flatte l’oeil et les sens, nous titille avec de l’érotisme, au sens noble du terme. Les actrices ne sont pas des bombasses siliconnées mais elles ont beaucoup de charme. La caméra, toujours en lent et doux mouvement, caresse leur corps en prenant le temps. Miron montre la beauté de la chair, à la fois simple et puissante. Mais en même temps, on trouve des scènes qui inspirent la répulsion. L’appartement familiale où vivait Caz durant sa jeunesse est un capharnaüm rempli de crasse. Marie croise un clochard lors son voyage et sa nourriture est difficilement identifiable.

La bande sonore rappelle également le père Lynch. Des bruits sourds, mis à l’envers, bidouillés, triturés, tendent à instaurer une atmosphère mystérieuse dans laquelle il fait bon se perdre. Miron n’a pas à rougir de la comparaison. Il sait imposer son style.

Le film propose une trame de road movie. La plantureuse blonde fréquente sort de son magasin pour rejoindre un richissime antiquaire. Pour ce faire, elle doit fréquenter des endroits crados. D’abord un train de frêt en compagnie d’un SDF puis un hôtel miteux avec un réceptionniste paranoïaque et armé. A partir de là, les événements étranges se succèdent. Une bande de terroristes locaux, une petite amie hargneuse qui laisse des cadavres derrière elle. On se demande ce qui se passe jusqu’à la fin qui tombe presque dans un total délire. Entre temps, nous remontons le passé pour découvrir l’événement traumatisant qui a donné naissance à la relation entre Marie et Caz.

Difficile d’en dire plus sur ce film assez particulier. On retiendra surtout la réalisation très sensuelle. François Miron a le don de mettre en scène avec talent des ambiances bizarres et hypnotiques, et de pratiquer un humour noir tout en restant sérieux sur le fond. A suivre !

Pays : Canada. Année : 2006. Réalisé par François Miron. Avec Janet Lane, Andrea Sheldon.

 

 

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La musardine fait son cinéma

Publié le 9 décembre 2007 par jerome 

L’Homosexualité au cinéma de Didier Roth-Bettoni  (La Musardine, 2007) 

Une première lecture peut-être celle d’une histoire de l’homosexualité à travers celle du cinéma. Mais loin d’être un ouvrage “communautariste”, ce livre s’adresse à tous les passionnés de cinéma.
Au sommaire :  De l’aube du cinéma à aujourd’hui, l’histoire des représentations des gays et des lesbiennes détaillée par grandes périodes et par pays. Des encadrés sur des personnalités, des genres spécifiques, des films, des phénomènes ou des approches singulières. Les 100 films incontournables  Une éphéméride résumant les grandes dates de cette histoire. Des index regroupant près de 5 000 films et 3 000 personnalités.

 

 

Pornostars – fragments d’une métaphysique du x, de Laurent de Sutter  (La Musardine, 2007, coll. L’Attrape-corps)

essai passionnant  et émouvant sur les starlettes de X analysées par un jeune universitaire… Laurent de Sutter évoque sa relation à son objet fétiche, le X et ses actrices auxquelles il attribue le statut argumenté « d’anges ». Etrange métaphysique où les partouzes ont un parfum boticellien et l’amateur de films X n’est, étonnamment, jamais loin de l’ascète mystique. Une promenade troublante, érudite (autant truffée de références philosophiques que pornographiques), subversive  en compagnie de stars qui n’ont rien à cacher…Après la lecture de cet essai littéraire, vous ne regarderez plus jamais un film X de la même façon.
Extrait : « VI – Amour : Tout le talent d’une starlette de X s’exprime lorsqu’elle parvient à créer une ambiance à l’intensité suffocante. C’est à ce moment-là que sa puissance de fascination atteint son sommet. Et c’est aussi à ce moment là que, pour l’amateur de films pornographiques, la rêverie commence à prendre une saveur amoureuse. Quel est en effet l’affect le plus joyeux, sinon l’amour ? Spinoza, dans la Scolie de la Proposition XIII du livre III de l’Ethique, le définissait comme une Joie accompagnée de l’idée de cause extérieure, pourquoi une starlette de X ne pourrait-elle pas l’incarner ? Certains ont prétendu qu’une telle incarnation était impossible parce que l’amour, comme la jouissance, ne peut pas se jouer. D’une certaine manière, il avaient raison. Les starlettes de X, ne jouent pas l’amour. Elles le font naître. »

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Tentacules japonais

Publié le 3 décembre 2007 par jerome 

Les “shunga” sont des estampes japonaises datant du 18ème siècle durant l’ère Edo. Ces dessins très épurés constituaient la pornographie de l’époque en illustrant divers actes sexuels, des positions parfois acrobatiques. Un soin tout particulier (naturaliste pourrait-on dire) est apporté à la représentation détaillée des organes génitaux, souvent disproportionnés par rapport au reste du corps. Une oeuvre en particulier nous intéresse ici. Elle est intitulée “le rêve de la femme du pêcheur”.

Le peintre Hokusai nous dépeint un fantasme féminin, touchant à la zoophilie, mais qui représente bien plus que cela. Les tentacules sont en fait autant d’appendices phalliques pouvant supplanter l’unique pénis humain. La femme est ainsi comblée par un contact physique total, tous les orifices devenant potentiellement zones érogènes à remplir par la créature.

Ce concept assez simple a été utilisé à outrance par tous les hentaïs, ces mangas ou dessins-animés à vocation pornographiques. On ne compte plus le nombre de créatures monstrueuses qui violent avec vigueur grâce à des tentacules aux formes évidentes.

Ce fantasme est au final plus masculin que féminin. C’est bien l’homme qui rêve d’avoir plusieurs pénis et de démultiplier ainsi le plaisir et les possibilités. Mais c’est aussi un concept typiquement japonais. Sans doute parce que les habitants de l’archipel côtoient dans leur culture et souvent dans leur cuisine, toutes sortes de céphalopodes pêchées dans l’océan. Néanmoins, on se pose tout de même la question : de quoi rêvent les femmes de pêcheurs bretons ?

L’exemple de hentaï le plus symptomatique incluant de la pornographie tentaculaire est le fameux Urotsukidoji. Nous sommes ici bien loin de toute rêverie érotique féminine puisque l’animé fait la part belle aux scènes hardcores avec violence extrême, monstres dégénérés et bizarroïdes, et comportements sexuels déviants. L’utilisation du tentacule permet ici surtout de contourner la censure japonaise, alors très stricte à l’égard des organes sexuels et des toisons pubiennes. Rappelons que l’animé date de 1987 (déjà!) et que même aujourd’hui, il n’a rien perdu de sa violence graphique. Il existe deux versions du film, une clean et une non censurée. Cette dernière contient quelques gros plans furtifs lorsque ça chauffe. Cela reste stylisé et un peu flou. Pas absolument indispensables, ils renforcent néanmoins l’ambiance malsaine qui règne tout au long du film. 

Fresque à gros budget, Urotsukidoji narre les aventures de créatures de trois mondes : les démons, les humains et les mutants, un mélange entre les deux. Si en général, les trois mondes sont séparés, tous les 3000 ans, les chefs de chaque univers se rassemblent pour se mettre sur la gueule. Typiquement nipponne, l’intrigue tourne autour de l’apocalypse qui passe par la destruction de mégalopoles, des catastrophes naturelles, en lien avec les nombreux typhons et tremblements de terre qui secouent le pays et aussi en écho avec les bombes atomiques de la deuxième guerre mondiale.

Mais avant cela, l’histoire commence de façon classique et presque inoffensive dans un lycée, où nous faisons la connaissance de Nagumo, loser et gringalet, qui en pince pour la jeune et innocente Akemi. Il va d’ailleurs jusqu’à l’espionner dans les vestiaires en s’astiquant Roland (yen a marre de Popaul). De l’autre côté, nous avons Ozaki, grand brun ténébreux et musclé, qui ne manque pas de confiance en soi et aime à humilier les plus faibles. Les personnages et les enjeux sentimentaux sont maintenant posés. Reste à définir la trame de l’éternel combat du bien contre le mal. En plus du triangle humain, apparaîssent Amano et sa chaude de soeur Megumi, deux créatures à mi-chemin entre les démons et les humains. Ceux-ci sont chargés de surveiller l’élu (le Chojin comme ils disent) et de veiller à sa protection grâce à leurs pouvoirs spéciaux. Contrairement à de nombreux hentaï, Urotsukidoji possède une intrigue élaborée et une galerie de protagonistes intéressants.

La folie débute lorsqu’Akemi est convoquée par une professeur. Cette dernière profite de son autorité pour pratiquer sur elle quelques caresses saphiques. La prof se change alors en monstre. Sur toute la durée de l’animé, le design des créatures bizarres est absolument remarquable et on ne peut plus abominable. On y trouve une galerie digne du bestiaire de H.P. Lovecraft.

        

Cette transformation laisse apparaître le premier tentacule visqueux, sorti de la bouche de la prof monstrueuse et muni d’un oeil en son extrémité, pour mieux sonder la sombre intimité d’Akemi. Une pluie de tentacules s’abat ensuite sur la pauvre impuissante et nous retrouvons alors la version hentaï de la peinture d’Okusai :

C’est un résumé de la scène car la version non censurée présente un découpage digne d’un film de cul et se termine par une pluie de sperme mauve fluorescent. Ca fait beaucoup pour le spectateur occidental. Heureusement, le film ne s’arrête pas là et propose ensuite un combat digne de ce nom entre démon-démon et démon-humain. C’est gore, extrême, trash, on en avalerait son popcorn.

Le reste de l’oeuvre suit toujours le même schéma tout en innovant à chaque fois et en repoussant un peu plus les limites du montrable. Un peu de romance entre Akemi et Nagumo, Ozaki devient un monstre géant incontrôlable, Akemi sert de jouet sexuel pour à peu près tout le monde et le couple de mutants Megumi/Amano se démènent pour éviter que les monstres sèment trop la panique.

Chef d’oeuvre du hentaï, porno artistique et ultra-gore, Urostsukidoji compile toutes les perversions et fantasmes typiquement japonais sans délaisser le fond et la forme pour autant. Il cristallise ainsi d’étranges obsessions dans un cocktail composé de tous les fluides corporels.

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